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Internationalisation at home : structuration de la politique linguistique de l’ENGEES

L’ENGEES adopte à la rentrée 2018 une nouvelle politique linguistique afin de renforcer l’ouverture internationale de ses élèves, favorisant les opportunités de carrière en contexte international, mais également faciliter l’accueil d’étudiants étrangers. L'objectif de cette politique linguistique est de consolider l’internationalisation interne (ou at home).

Cours de langue, enseignements techniques en anglais, accueil d’étudiants anglophones, cette politique se structure autour d’actions complémentaires.

Afin de permettre l’acquisition des compétences linguistiques et scientifiques nécessaires pour une carrière à l’international, les cours de langues ont été repensés et les enseignements techniques en anglais sont développés.

Le programme d’enseignement de la langue anglaise évolue afin d’intégrer une approche métier dans la transmission du savoir. Des objectifs d’apprentissage scientifiques, comme l’acquisition du vocabulaire scientifique ou le développement des compétences en communication scientifique, sont ajoutés aux objectifs linguistiques de ces cours. Les élèves y apprendront à postuler et se présenter en anglais, savoir résumer ou synthétiser des articles scientifiques, présenter leurs travaux à l’écrit ou à l’oral, défendre leurs projets, argumenter leurs idées, mener des négociations. « Notre objectif est que nos diplômés puissent travailler en anglais, en France comme à l’international » précise Marianne Bernard, directrice des études de l’ENGEES. « Cette approche métier a d’ores et déjà été mise en œuvre au second semestre de deuxième année avec succès. Elle sera étendue à tous les semestres dès cette rentrée ».

Vers un parcours de formation en anglais.

Ce nouveau programme facilitera la compréhension des cours techniques en anglais dont le nombre va se développer. L’objectif est d’atteindre 20 % des cours en anglais, contre 2 % actuellement. La condition de réussite identifiée de ce projet est la présence d‘étudiants anglophones au sein du groupe d’apprenants. A cette fin, il convient d’afficher une véritable offre de formation délivrée en anglais. L’ENGEES étudie ainsi la mise en place d’un parcours au sein de la formation d’ingénieurs entièrement en anglais. Il est prévu sur la modélisation des systèmes hydriques (cours d’eau, réseaux urbains, traitement etc.), un des domaines d’expertise de l’ENGEES. Pour assurer une telle mutation, une chargée de mission d’origine américaine, Haley Flom a été recrutée jusqu’à fin 2018 afin d’évaluer les besoins des enseignants pour une transition de leurs enseignements en anglais, de définir et mettre en place un accompagnement.

« L’accompagnement des enseignants-chercheurs à l’ENGEES est un travail à la fois linguistique et pédagogique » explique Haley Flom. « Nous travaillons notamment sur leur prononciation, sur la traduction des supports de cours, sur les objectifs de cours. Nous menons également une réflexion sur la question de la compréhension des élèves en situation d'apprentissage dans une autre langue. Quand la langue d’enseignement change, l’expérience de l’enseignant et les besoins des élèves changent ! ».

Un meilleur accueil des étudiants étrangers.

Pour que nos étudiants partent en mobilité internationale, il faut que la réciproque soit réelle. Afin de faciliter l’accueil d’étudiants anglophones en mobilité entrante un nombre croissant d’enseignements techniques passeront en anglais avec des supports de cours dans les deux langues et la possibilité de choisir la langue de leur examen final (Français ou anglais).

L’ENGEES propose également depuis deux ans un « Buddy program ». Chaque étudiant en mobilité peut s’appuyer sur son « Buddy », un binôme français qui l’aide à mieux s’intégrer dans son nouvel environnement (accueil, soutien aux formalités administratives, accompagnement académique éventuel etc.).

En parallèle de cette nouvelle politique mise en place, l’ENGEES poursuit sa stratégie d’internationalisation "externe". Elle travaille à la fois à l’augmentation et à la promotion de l’offre de mobilité, et au développement de ses partenariats académiques internationaux, notamment de doubles diplômes (en Europe, Amérique du Nord, Amérique Latine, Asie et Maghreb). Le dispositif actuel n'est qu'une étape vers des mobilités de 6 mois, préconisées par la CTI.