| Mon Profil : | |||
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| Etudiant | Entreprise | Professionnel | Chercheur |
Réduction de la pollution diffuse due aux produits phytosanitaires et phytoremédiation dans les zones humides artificielles
ENGEES, Ecole Nationale du Génie de l’Eau et de l’Environnement de Strasbourg, France
1er octobre 2006
30 septembre 2009
3 878 621 euros
1 916 993 euros
320 000 tonnes de produits phytosanitaires sont épandues chaque année sur le territoire agricole de la communauté européenne. L’introduction de pesticides au sein des agro-systèmes pose la question de la pérennité de la qualité de la ressource en eau, telle qu’elle est exposée dans la directive cadre (2002/60/EC).L’objectif est d’optimiser des dispositifs, éprouvés dans d’autres contextes, tels que les fossés végétalisés, les bassins d’orage à vocation hydraulique, les zones humides naturelles, aménagées, agricoles ou forestières afin de réduire la charge polluante en sortie des agro-systèmes étudiés. L’étude de l’impact sur la biodiversité accompagnera la démonstration de la capacité de ces zones à réduire les transferts de produits phytosanitaires vers l’aval.
Le projet ArtWET s’appuie sur la mise en œuvre de 6 prototypes répartis sur le territoire européen : un bassin d’orage considéré comme une zone humide artificielle à l’interface rural/urbain, deux zones de rétention en milieu agricole, un fossé végétalisé, une zone de rétention en forêt et un bio réacteur en zone naturelle.
Après l’établissement d’une méthodologie commune appropriée pour le suivi de ces sites, une approche multidisciplinaire impliquant hydrologie, hydraulique, chimie, biochimie, écotoxicologie, microbiologie, biologie végétale et socio-économie permettra l’évaluation des performances de ces systèmes vis à vis de la réduction des transferts de produits phytosanitaires, du maintien de la biodiversité aquatique et de l’acceptabilité de tels dispositifs auprès des différents acteurs impliqués. L’étude de ces prototypes sera accompagnée par la mise en œuvre de sites expérimentaux (fossés végétalisés, bioréacteurs en laboratoire, zones humides artificielles, zone test forestière, zones humides reconstituées en casiers) autorisant la détermination des paramètres clés impliqués dans les processus de disparition des pesticides.
Les résultats seront consultables dans une base de données et via un système d’information géographique permettra de visualiser les zones sensibles au niveau européen sur lesquelles la mise en place de tels dispositifs pourra apporter un gain de qualité de la ressource en eau et des milieux aquatiques en général.
La participation des agriculteurs, des autorités locales impliquées aux différents niveaux institutionnels tant en matière de gestion du territoire que de la ressource en eau, des industries agrochimiques et des professionnels rendra opérationnelle l’évaluation des possibilités d’adoption de ces techniques par les différents états membres.
La connaissance produite sera délivrée via un site web largement ouvert vers le public et fera également l’objet du contenu de différentes formations pédagogiques incluant la rédaction de guides.
Le projet ArtWET vise à mettre en évidence de nouvelles fonctionnalités d’ouvrages ou de zones déjà existantes au sein des agro-systèmes vis à vis de la réduction des transferts de produits phytosanitaires. Le faible coût de réalisation et de gestion de tels ouvrages, les gains environnementaux induits autorisent alors largement leur implantation au sein des territoires fragilisés et leur adoption par les membres de la communauté devant respecter les normes européennes en matière de qualité des eaux.