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« Nous avons réalisé à quel point le travail social est aussi important que le travail technique »

Emma et Eloïse, étudiantes en 2e année, sont en stage à Phnom Penh, au Cambodge.

Les HandyPod sur le lac Tonlé Sap

Sao sedaï !(Bonjour !)

Nous sommes deux étudiantes de l’ENGEES à avoir posé nos bagages dans la capitale du royaume Khmer, Phnom Penh, pour une période de 3 mois.

Notre stage se déroule au sein de Wetlands Work, une entreprise œuvrant sur des projets essentiellement à but non lucratif, visant à développer un système d’assainissement dans les zones les plus pauvres. Son projet phare appelé « HandyPods » a permis la mise en place d’un système de phytoépuration par des jacinthes d’eau pour traiter les eaux usées des habitations d’une communauté de pêcheurs vivant sur le lac Tonlé Sap. Emma a pour mission d’évaluer l’efficacité de ce système puis de travailler sur des améliorations.  Dans un premier temps elle effectue donc des prélèvements sur place et les analyse.

Pour ma part, je réalise une étude quasi identique basée sur l’évaluation d’efficacité et propositions d’amélioration, mais sur un autre projet. Il est situé en zone inondable, dans le village pauvre de Vealsbov et utilise un système d’assainissement par graviers et plantes.

Durant ce stage, nous nous rendons compte à quel point le travail social est aussi important que le travail technique. Ces actions doivent être accompagnées d’une éducation à l’hygiène des populations. La construction des latrines fait toujours intervenir les locaux. Ainsi, en leur faisant prendre part à l’élaboration du système, ils se sentent eux aussi responsables de son entretien. Cela permet d’éviter les problèmes d’installation données aux populations qui n’en comprenant pas complètement l’utilité, les laisse tomber en décrépitude.

Concernant nos conditions de stage, avec un minimum de 35 degrés et 60% d’humidité, le climat tropical fut un peu rude les premiers jours. Désormais, cela ne nous empêche pas de partir à la découverte des  nombreux marchés (psaar en khmer) et autres trésors que nous réserve Phnom Penh. Nous vivons dans un appartement en collocation avec trois étudiants cambodgiens, l’idéal pour s’immerger dans la culture de l’autre et circulons essentiellement à vélo (comme à Strasbourg mais en un peu plus chaotique).

Orgkhun et Som leea hi (Merci et au revoir !)

Emma et Éloïse