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Aitana, étudiante internationale (UNL - Argentine), en double diplôme à l'ENGEES

Peux-tu nous expliquer en quoi consiste ton double diplôme entre l’ENGEES et l’Universidad Nacional del Litoral ?

Ce programme permet à des étudiants de l’UNL d’effectuer leurs trois derniers semestres à l’ENGEES. À l’issue de cette formation, nous obtenons à la fois le diplôme d’ingénieur de l’ENGEES et celui de l’UNL, après la réalisation d’un projet de fin d’études.

Qu’est-ce qui t’a motivée à choisir ce parcours international et à venir étudier à l’ENGEES ?

J’ai toujours été attirée par les expériences internationales. Je souhaitais développer mes compétences linguistiques et sortir de ma zone de confort. Au cours de ma formation à l'UNL, je me suis spécialisée dans les domaines de l'hydraulique, de l'hydrologie et de la gestion des ressources en eau. Alors ce qui m'a le plus attirée à l'ENGEES, c'est la possibilité de poursuivre une spécialisation dans le domaine des hydrosystèmes.

Comment as-tu vécu ton arrivée en France et tes premières semaines à Strasbourg ?

Les premières semaines n’ont pas été faciles. Il fallait s’adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue et à une manière différente d’étudier. Mais nous avons été très bien accueillis par l’école, les professeurs ont été très gentils, et Strasbourg est une ville très agréable et internationale.

Quelles différences as-tu remarquées entre le système universitaire de ton établissement d’origine et celui de l’ENGEES ?

Principalement la durée des cours. En Argentine, nous suivons généralement les mêmes cours pendant tout le semestre, tandis qu’ici certains modules ne durent que quelques semaines. J’ai aussi remarqué une différence dans l’organisation du travail : à l’ENGEES, il y a des créneaux dédiés aux projets avec l’accompagnement des enseignants. Enfin, il y a un fort accent mis sur l’utilisation d’outils informatiques variés.

Comment décrirais-tu l’environnement d’apprentissage à l’ENGEES ?

Les enseignants sont très présents. La relation est peut-être un peu plus formelle qu’en Argentine, mais ils sont toujours disponibles pour répondre aux questions. L’administration est également très accessible, ce qui facilite la résolution des éventuels problèmes. Les projets permettent aussi de mettre en pratique les connaissances acquises en cours.7

As-tu rencontré des défis particuliers liés à la langue, à la culture ou à l’adaptation académique ?

Concernant la langue, oui, surtout au début. Mais tout le monde fait l’effort de parler plus lentement et d’aider à la compréhension. La culture est assez proche de la nôtre, même si certaines habitudes sont différentes. C’est intéressant de les découvrir. Pour l’adaptation académique, il faut un peu de temps pour s’habituer, mais une fois que c’est fait, l’expérience est vraiment enrichissante.

Comment s’est passée ton intégration avec les autres étudiants, qu’ils soient français ou internationaux ?

Au début, il est souvent plus facile de se rapprocher d’autres étudiants internationaux qui vivent la même expérience. Mais au fil des mois, je me suis aussi fait de très bons amis français. Comme nous travaillons beaucoup en groupe sur les projets, cela favorise naturellement les échanges et l’intégration.

Qu’est-ce qui t’a le plus marquée dans cette expérience de double diplôme, sur le plan personnel ou professionnel ?

Cette expérience m’a énormément apporté, tant sur le plan personnel que professionnel. Personnellement, elle m’a permis de gagner en autonomie et d’avoir une plus grande ouverture d’esprit. Professionnellement, elle m’a aidée à découvrir des domaines qui me passionnent et à développer les compétences nécessaires pour y travailler.

Selon toi, quels sont les principaux avantages d’un double diplôme international pour un étudiant ?

Tout d’abord, il offre la possibilité de travailler dans différents pays et contextes professionnels. Mais surtout, il permet de découvrir deux approches différentes d’un même domaine et d’en tirer le meilleur. 

Avec le recul, quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui hésite à se lancer dans une expérience similaire ?

C’est une expérience incroyable, qui représente une véritable découverte de soi. C’est aussi l’occasion de rencontrer des personnes venues du monde entier et d’apprendre énormément, aussi bien sur le plan académique que personnel. Si cette aventure t’attire, je te conseille de te lancer sans hésiter :)

Maximiliano - étudiant à l'UNL en double diplôme à l'ENGEES

Eva - élève fonctionnaire en 3e année ayant effectué un semestre d'échange à l'ULaval

Théophile - étudiant canadien ayant effectué un semestre d'échange à l'ENGEES

Alexie - étudiante canadienne ayant effectué un semestre d'échange à l'ENGEES

Marine - personnel de l'ENGEES ayant effectué une semaine d'échange à l'ULaval

Chloé - étudiante en 3e année ayant effectué un double-diplôme à l'ETS

Chloé – Ingénieure hydraulique chez WSP*

*Entreprise internationale qui fournit des services de gestion et de conseils dans le domaine de l’environnement bâti et naturel

Chloé a fait un double-diplôme à l’Ecole de technologie supérieure (ETS) de Montréal au Canada. Elle est partie 2 ans. Elle nous raconte son expérience :

Propos recueillis en juillet 2023

Est-ce que tu peux te présenter ? Ton parcours ? Ce que tu fais actuellement ? 

Je m’appelle Chloé. J’ai 23 ans et je suis de la région lyonnaise. J’ai intégré l’ENGEES après une prépa MP à Lyon. J’aimais particulièrement la modélisation donc j’ai fait la spécialisation hydraulique urbaine en 2A.

Je suis partie en 3A au Canada pour faire un double diplôme à l’ETS en génie de la construction. Pour valider ces deux diplômes, j’ai effectué mon stage de fin d’études à NHC à Montréal. Actuellement, je suis ingénieure en hydraulique urbaine à WSP à Paris. 

Pourquoi l’ETS pour ta mobilité ? 

J’ai choisi cette mobilité car c’était l’occasion de découvrir une autre façon d’étudier, de travailler, de découvrir une autre culture et de voyager. Montréal est une ville francophone et l’ETS propose des cours en français. Je trouvais que ne pas avoir cette barrière de la langue était rassurant car partir vivre à l’étranger pour 2 ans implique beaucoup de bouleversements. 

C’était quoi ta journée type en semaine ? 

J’avais cours seulement 3 jours par semaine car l’ETS mise beaucoup sur le travail personnel en équipe, ce qui laisse beaucoup d’autonomie et des journées très flexibles. Il n’y a donc pas tellement de journée type. Globalement, par semaine, j’avais : 12h de cours magistraux, 15h de travail d’équipe, 3h de travail personnel et 20h de job étudiant. 

Qu'est-ce qui t'a le plus marqué dans ton expérience ? Quelles difficultés as-tu rencontrées ? 

Ce qu’il m’a le plus marqué d’un point de vue scolaire a été le projet de maîtrise. L’ETS est une école reconnue qui ouvre beaucoup de portes pour la recherche d’un stage à l’étranger. Le plus, lorsque tu intègres une entreprise au Canada, on te considère comme un ingénieur junior avec tes propres projets et tu as un très bon salaire.

Pour les difficultés, ma première impression en arrivant à l’ETS était plutôt négative parce que j’étais très focalisée sur la vie scolaire totalement différente de celle en France. Les cours ne sont pas toujours « challengeants » avec peu de travail personnel à fournir et avec des exigences différentes que celles qu’on a connues jusque-là avec par exemple des points pour la présentation et l’orthographe, etc.

Mais finalement cette expérience a été la plus enrichissante de ma vie. Pendant 2 ans, tu découvres, tu voyages, tu partages, tu rencontres et finalement tu te construis en étant curieux et ouvert. 

Est-ce que tu as pu valoriser ta mobilité et ton TFE au Canada dans ta recherche d'emploi après l'obtention de ton diplôme ? 

 Oui, j’ai pu négocier un meilleur salaire grâce à cette expérience. 

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants de l'ENGEES intéressés par un semestre d'échange au Canada ? 

Se renseigner sur l’école (choix de cours, vie de campus, associations) en demandant à des anciens étudiants, sur la culture du pays (regarder des reportages, documentaires et parler à des expatriés pour comprendre leur statut, les avantages et les inconvénients), puis s’organiser et ne pas attendre pour commencer les démarches administratives ! 

 

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