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Impact des rejets de réseau d'assainissement vers le milieu naturel

Présentation

IMPACT DES REJETS DE RESEAU D'ASSAINISSEMENT VERS LE MILIEU NATUREL

    

 

Les législations européennes et françaises (avec la loi sur l’eau notamment) prévoient une réglementation des rejets vers le milieu naturel avec notamment la mise en place d’une surveillance des rejets au droit des ouvrages de déversement. C’est dans ce cadre que s’inscrit cette thématique de recherche. Celle-ci concerne d’une part un programme de développement de moyens de mesure des débits et de la charge polluante dans le but d’autosurveillance et d’autre part un travail sur l’impact des rejets et protection du milieu naturel. Ce travail est en étroite relation avec l’axe modélisation des ouvrages de décharge placés sur les réseaux.

 

L’une des finalités de la compréhension du fonctionnement des déversoirs d’orage est l’aide à l’instrumentation dans le cadre de l’autosurveillance. Dans ce contexte, un projet de développement de capteur à effet Doppler (MES-mètre) a été élaboré avec de nombreux partenaires publics et privés (IRH, LCPC, GEMCEA, IMFS). Le laboratoire y participe pour l’aspect " mise au point de protocoles de caractérisation de capteurs à effet Doppler ". Une convention a été signée entre l’ENGEES, le LCPC de Nantes et le GEMCEA pour améliorer et finaliser la mise au point du protocole de caractérisation des capteurs à effet Doppler. Cette activité a été marquée par la valorisation du travail de recherche des deux années précédentes au travers de la participation active au groupe de normalisation AFNOR X10C, et finalisée par la rédaction des commentaires de la France concernant le projet de l’ISO 15769, " Déterminations hydrométriques – Débit des liquides dans les canaux découverts et dans les conduites partiellement remplies – Lignes directrices pour l’application de mesurages du débit basées sur l’effet Doppler ", version anglaise et version française, 18 juillet 2002, 6 p.

 

Par ailleurs, la Communauté de Communes de Sélestat (C.C.S.) a initié en 1999 une démarche d’instrumentation de son réseau d’assainissement, plus particulièrement les déversoirs. La collectivité a confié au laboratoire SHU une mission d’études dont les objectifs recherchés sont : mieux connaître le fonctionnement de son système d’assainissement (réseau + station de traitement des eaux usées) et mettre en place l’autosurveillance du réseau. Compte tenu des difficultés liées à l’instrumentation de certains ouvrages de déversement, nous avons mis au point un nouveau mode d’instrumentation des déversoirs d’orage dans l’objectif de mesurer les débits déversés grâce à des capteurs de hauteur d’eau à ultrasons placés dans le déversoir. Cette démarche est également soutenue financièrement par le Groupement pour l'Evaluation des Mesures en Continu dans les Eaux et en Assainissement (GEMCEA).

 

                   

 

Les travaux précédemment évoqués, portant sur la modélisation des déversoirs et la métrologie des écoulements en réseaux d’assainissement, ont pour but d’améliorer notre connaissance du fonctionnement de ces derniers et de connaître tout particulièrement les rejets vers le milieu naturel. C’est dans cette optique que s’inscrit notre recherche mené avec Anne Vivier, qui a démarré une thèse portant sur l’incidence écologique des rejets urbains sur les systèmes aquatiques en paysage urbanisés, travail de recherche mené en collaboration avec Michel LAFONT du CEMAGREF de Lyon. L’objectif vise la connaissance des relations entre les flux de polluants (provenant de déversoirs d’orage, mais aussi de rejets permanents et de rejets parasites intermittents) et la dégradation de la qualité écologique de cours d’eau. Le but final est d’arriver à préserver ou à restaurer/réhabiliter un " bon état écologique " dans le milieu récepteur, et de proposer des solutions d’aménagements, dans un contexte de développement durable et réaliste. Ce travail de thèse, pluridisciplinaire, intégrera une recherche de nature écologique et une recherche tournée vers la modélisation des transferts au sein des différents sites d’étude, en particulier celui du Brunwasser . Il consistera, entre autre, à compléter le travail de Ruysschaert (thèse en cours au CEMAGREF de Lyon) par l’ajout d’un module de dégradation biologique au modèle qui est en cours de développement